Lautrec - Misa Criolla

Que Dieu me garde
Et ne me laisse pas tomber
J'ai eu quelques bonnes cartes
Et quoique je me sois trompe
J'ai bien rigole mon gars
Mon cas ponctuel
N'est pas, ni calme
Ni ponctue de coups de canines
J'ai bati des galions dans ma tete
Pour relier les sept peches capitaux
Quoique nous valions
Moi et ma quete de corps capiteux
Si je capitule
Quelques pales quelqu'unes
Quelque part
Sentiront de la peine
Quelques soirs
Ah Quel culot a l'homme
Du haut de ses quelques kilos
De calcium et d'eau
Je sais, je sais
Et calcule a l'aune de nos exces
Qu'est-ce que le regard d'une femme fait
C'est peut-etre faible
Mais je n'espere pas plus
Tu sais, j'ai ete pas radin
De paradigmes altruistes
Maintenant mon baratin m'attriste :
C'est la crise de la trentaine
Je n'ecris plus que sur la tendresse
Tout le reste n'en vaut vraiment pas la peine :
Epargner ceux qu'on aime
Rester, partager la vedette
Se laisser contester
ca c'est dur
Sans malhonnetete
Tous guides par tout ce qui nous pousse
A se quitter
Vite, on s'acquitte du minimum
Et puis on mime dignement la rupture

Lis seulement l'isolement
Qui s'immisce si salement
S'il s'alimentait seulement
De sentiments a la manque
Mais meme le meilleur elan
eloigne les gens, petit
Les enjoint de rejeter ceux
Qu'ils jugent moins gentils :
On veut tous
Que nos momes poussent
Dans un monde doux
Comme le pousse mousse
On croit tous
Que les autres, ou sont
Indifferents, ou sots
Je n'espere plus rien graver
Juste ne rien aggraver :
Je sais de quoi l'enfer est pave
Puis, tu sais :
Je n'ai pas vu
D'epave tellement depravee
Qu'elle n'ait pas brave une fois
Les baffes et fait des pamphlets
Lance des paves
Deplace sa graisse de la cave au grenier
Grogne qu'on agresse les plus humbles en premiers
La Grece a la Guinee
Mais par paresse
On caresse les choses
On s'arrete a ce qu'elle paraissent
On cogite peu sur les causes
Et les consequences
De nos maladresses
On cosigne des proses
epatantes de tendresse
Pour defendre des causes grandioses
En oubliant d'aimer ceux a qui on s'adresse
Est-ce l'inspiration que l'on rationne
Ou nos coeurs d'acier durs a passionner
Il est plus facile d'importer les detresses
En zappant les passants dociles
Qui ne passent pas dans la presse : nos proches
S'il vous plait messieurs dames approchez
Juste pour voir, simplifions le projet
Que Dieu me garde
Et ne me laisse pas tomber
J'ai eu quelques bonnes cartes
Et quoique je me sois trompe
J'ai bien rigole mon gars
Mon cas ponctuel
N'est pas, ni calme
Ni ponctue de coups de canines
J'ai bati des galions dans ma tete
Pour relier les sept peches capitaux
Quoique nous valions
Moi et ma quete de corps capiteux
Si je capitule
Quelques pales quelqu'unes
Quelque part
Sentiront de la peine
Quelques soirs
Ah Quel culot a l'homme
Du haut de ses quelques kilos
De calcium et d'eau
Je sais, je sais
Et calcule a l'aune de nos exces
Qu'est-ce que le regard d'une femme fait
C'est peut-etre faible
Mais je n'espere pas plus
Tu sais, j'ai ete pas radin
De paradigmes altruistes
Maintenant mon baratin m'attriste :
C'est la crise de la trentaine
Je n'ecris plus que sur la tendresse
Tout le reste n'en vaut vraiment pas la peine :
Epargner ceux qu'on aime
Rester, partager la vedette
Se laisser contester
ca c'est dur
Sans malhonnetete
Tous guides par tout ce qui nous pousse
A se quitter
Vite, on s'acquitte du minimum
Et puis on mime dignement la rupture

Lis seulement l'isolement
Qui s'immisce si salement
S'il s'alimentait seulement
De sentiments a la manque
Mais meme le meilleur elan
eloigne les gens, petit
Les enjoint de rejeter ceux
Qu'ils jugent moins gentils :
On veut tous
Que nos momes poussent
Dans un monde doux
Comme le pousse mousse
On croit tous
Que les autres, ou sont
Indifferents, ou sots
Je n'espere plus rien graver
Juste ne rien aggraver :
Je sais de quoi l'enfer est pave
Puis, tu sais :
Je n'ai pas vu
D'epave tellement depravee
Qu'elle n'ait pas brave une fois
Les baffes et fait des pamphlets
Lance des paves
Deplace sa graisse de la cave au grenier
Grogne qu'on agresse les plus humbles en premiers
La Grece a la Guinee
Mais par paresse
On caresse les choses
On s'arrete a ce qu'elle paraissent
On cogite peu sur les causes
Et les consequences
De nos maladresses
On cosigne des proses
epatantes de tendresse
Pour defendre des causes grandioses
En oubliant d'aimer ceux a qui on s'adresse
Est-ce l'inspiration que l'on rationne
Ou nos coeurs d'acier durs a passionner
Il est plus facile d'importer les detresses
En zappant les passants dociles
Qui ne passent pas dans la presse : nos proches
S'il vous plait messieurs dames approchez
Juste pour voir, simplifions le projet

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