Benjamin Biolay - La memoire

Et je ne m'en rappelle plus
Mais je m'en souviens
J'ai tout oublie, mais tout me revient

On escaladait nus des montagnes de joie
Pour parvenir accru au bout de nos chagrins

Je ne m'en rappelle plus
Mais parfois me reviennent
Des rengaines insensees
Trois milliers d'eoliennes
Des amours desosses
Et d'autres bien plus chiennes
Mais peu d'eux s'arrangeaient
Rien dont je me souvienne
Il y a bien sr ces nuits
O la memoire se raye
Il y a bien sur ta nuque
Et des boucles d'oreilles
Des mots glacants qui marquent
Bien plus que les coups
Et puis aussi ces marques
De sucons dans mon cou

Je ne me rappelle a peine
Mais je me souviens
D'avoir fait de la peine
a ceux que j'aimais bien
D'avoir quasi vecu
D'eau frache et puis de vin
Je n'ai pas pose nu
J'ai fraude tous les trains

Je ne m'en rappelle plus
Mais parfois me reviennent
Ces armees de cocus
Sous de lourds ciels de trane
Battant le pave nu
Je prenais pas tangente
Grace a quelques gros culs
La vie fut bien charmante
Il y a bien quelques soirs
O la memoire recree
Ta petite robe noir
Et ton grain de beaute
Celui sur ta poitrine
Comme un astre egare
Quand la nuit de morphine
Devient l'aube doree

Je ne m'en rappelle plus
Mais je m'en souviens
J'ai tout oublie
Mais tout me revient
Ces volees de mots crus
Qui atterrissaient bien
Entre le lit et le mur
On se faisait du bien

Mais parfois c'est le pire
La memoire joue des tours
Et met un point d'honneur a salir nos amours
Mais le cœur et les tripes ne portent pas d'armure
Et l'amour en principe est une piqre qui dure
Il y a toujours ces nuits
O la memoire me flanche
Que sur quelques details
Sans la moindre importance
Mais au fil de ces films
L'espoir se fait la paire
Et plus les nuits defilent
Plus le cœur est de pierre
Plus la memoire me perd
Plus la memoire me perd
Et je ne m'en rappelle plus
Mais je m'en souviens
J'ai tout oublie, mais tout me revient

On escaladait nus des montagnes de joie
Pour parvenir accru au bout de nos chagrins

Je ne m'en rappelle plus
Mais parfois me reviennent
Des rengaines insensees
Trois milliers d'eoliennes
Des amours desosses
Et d'autres bien plus chiennes
Mais peu d'eux s'arrangeaient
Rien dont je me souvienne
Il y a bien sr ces nuits
O la memoire se raye
Il y a bien sur ta nuque
Et des boucles d'oreilles
Des mots glacants qui marquent
Bien plus que les coups
Et puis aussi ces marques
De sucons dans mon cou

Je ne me rappelle a peine
Mais je me souviens
D'avoir fait de la peine
a ceux que j'aimais bien
D'avoir quasi vecu
D'eau frache et puis de vin
Je n'ai pas pose nu
J'ai fraude tous les trains

Je ne m'en rappelle plus
Mais parfois me reviennent
Ces armees de cocus
Sous de lourds ciels de trane
Battant le pave nu
Je prenais pas tangente
Grace a quelques gros culs
La vie fut bien charmante
Il y a bien quelques soirs
O la memoire recree
Ta petite robe noir
Et ton grain de beaute
Celui sur ta poitrine
Comme un astre egare
Quand la nuit de morphine
Devient l'aube doree

Je ne m'en rappelle plus
Mais je m'en souviens
J'ai tout oublie
Mais tout me revient
Ces volees de mots crus
Qui atterrissaient bien
Entre le lit et le mur
On se faisait du bien

Mais parfois c'est le pire
La memoire joue des tours
Et met un point d'honneur a salir nos amours
Mais le cœur et les tripes ne portent pas d'armure
Et l'amour en principe est une piqre qui dure
Il y a toujours ces nuits
O la memoire me flanche
Que sur quelques details
Sans la moindre importance
Mais au fil de ces films
L'espoir se fait la paire
Et plus les nuits defilent
Plus le cœur est de pierre
Plus la memoire me perd
Plus la memoire me perd

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